Contexte historique

Le Surviethon de 1984

En août 1984, deux Québécois entreprennent un projet scientifique et humain sans précédent. André-François Bourbeau, spécialiste de la survie, et Jacques Montminy, son compagnon d'expédition, sont largués par hélicoptère dans un secteur isolé près du réservoir Pipmuacan, à environ 200 km au nord de Chicoutimi.

Les règles sont absolues et vérifiées : aucun moyen de faire du feu, aucun abri apporté, aucun outil (pas même un couteau), aucune nourriture. Seulement les vêtements portés au moment du largage.

Trente et un jours plus tard, ils en ressortent vivants. Le projet, initié dans le cadre de la Fondation de l'Université de la Nature à Saint-Félicien, avait une visée scientifique : documenter la physiologie et le comportement humain en situation de survie extrême.

Bourbeau en a tiré un livre, Surviethon : au gré de la nature (Éditions JCL, 1988), réédité en 2011 sous le titre Le Surviethon : vingt-cinq ans plus tard. Cet exploit demeure l'une des expériences de survie volontaire documentées les plus extrêmes jamais réalisées.

Bourbeau et Montminy après 31 jours de survie en forêt boréale — été 1984
31 jours · Été 1984

Photo : Le Surviethon : 25 ans plus tard,
A.-F. Bourbeau & J. Montminy — Éd. JCL, 2011.
Reproduction à des fins documentaires.

Note importante

Le statut du record

Guinness World Records — Le record de 1984 a longtemps été associé au Guinness World Records pour la plus longue période de survie volontaire en milieu sauvage. Depuis, Guinness a mis au repos les catégories de records impliquant des privations ou une survie à long terme, pour des raisons de sécurité. Il n'est plus possible de soumettre de candidature dans cette catégorie.

Notre projet est donc présenté comme le dépassement du record historique de 31 jours établi en 1984, documenté et vérifié de façon rigoureuse, plutôt que comme une démarche de certification Guinness. Ce qui importe : la rigueur de la documentation, la transparence totale, et la validité scientifique de l'entreprise.

La vérification comprendra : observateurs indépendants présents, suivi GPS en continu accessible au public, enregistrement vidéo de l'expédition, et constat établi par notaire.

Surviethon 2.0

Notre expédition

Le 1er août 2027, Mike et Yann seront largués par hélicoptère dans un secteur de forêt boréale québécoise isolé — le lieu exact sera dévoilé lors du départ. Exactement selon les mêmes règles qu'en 1984 : aucun feu, aucun abri apporté, aucun outil, aucune nourriture.

L'objectif : survivre plus de 31 jours, dépasser l'exploit de Bourbeau et Montminy, et documenter cette expérience humaine et scientifique unique pour le Québec et le monde.

La visée est double : sportive et scientifique. L'équipe sera équipée de dispositifs de suivi GPS (Garmin inReach) accessibles au public en temps réel, et l'expédition sera documentée par une équipe de production professionnelle.

Permis et cadre légal — L'expédition sera menée dans le plein respect des lois et règlements québécois, incluant les permis de chasse, pêche et piégeage en vigueur au moment du départ. Toutes les autorisations nécessaires seront obtenues avant le largage.
Août 1984
Le Surviethon original

Bourbeau et Montminy survivent 31 jours près du réservoir Pipmuacan, sans feu, outil ni nourriture.

1988 / 2011
Publication du livre

Surviethon : au gré de la nature, puis réédité comme Le Surviethon : 25 ans plus tard.

2026
Lancement du projet Surviethon 2.0

Mike et Yann annoncent leur intention de dépasser le record, 42 ans après l'exploit original.

1er août 2027
Départ — Largage par hélicoptère

Secteur de forêt boréale québécoise, lieu exact à confirmer. L'expédition commence.

32+ jours plus tard
Dépassement du record

L'objectif : rester au-delà du 1er septembre 2027 et dépasser les 31 jours historiques.

Les règles · En détail

Identiques à 1984

🔥
Sans outil d'allumage

Aucun outil de démarrage de feu apporté — ni briquet, ni allumettes. Le feu par friction avec les matériaux naturels trouvés sur place est autorisé et sera pratiqué sur place.

🏕
Sans abri

Aucune tente, aucun tarp, aucune structure préfabriquée apportée. Les abris seront construits uniquement à partir de matériaux naturels trouvés sur place.

🔪
Sans outils

Aucun couteau, aucun outil de coupe, aucun instrument manufacturé de quelque nature que ce soit. Tout se fait à mains nues ou avec ce que la nature fournit.

🍎
Sans nourriture

Aucune ration apportée, aucune réserve cachée. L'alimentation dépend entièrement de ce que la forêt boréale québécoise offre à cette période de l'année.

Ce qui est permis : les vêtements portés au moment du largage par hélicoptère, et les dispositifs de communication et de suivi d'urgence exigés par les autorités et les observateurs indépendants pour des raisons de sécurité (Garmin inReach ou équivalent, en mode lecture seulement pour le public).
La vision

Pourquoi relever ce défi

Il ne s'agit pas seulement de battre un record. C'est une démonstration de ce que l'être humain est capable d'accomplir lorsqu'il possède les connaissances, la préparation mentale, et la maîtrise des techniques de survie. C'est aussi rendre hommage à Bourbeau et Montminy, qui ont ouvert la voie il y a 42 ans.

En tant qu'instructeurs certifiés de l'École Black Wolf Survival, Mike et Yann enseignent quotidiennement les techniques de survie à leurs élèves. Cette expédition représente l'ultime validation de ces enseignements — et un message fort sur la résilience humaine et le rapport à la nature.

Le projet vise également à produire un contenu documentaire à valeur éducative, scientifique et sportive — un héritage durable pour le Québec et pour le domaine de la survie en milieu sauvage.